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Ça y est, l’hiver pointe le bout de son nez ! Après un été indien d’une longueur et d’une douceur exceptionnelle, on a dû passer sans transition des lunettes de soleil aux gants et au bonnet. Et pour se réconforter, quoi de mieux qu’un bon plat de courges ou de légumes racines ? Nous on dit oui ! Mais alors, quels vins végétaliens boire avec ces incontournables de la fin d’année ?

Courges et citrouilles, stars de l’automne

Halloween et ses citrouilles-lanternes sont maintenant dans le rétroviseur, mais les courges sont elles bien présentes sur les étals, et c’est tant mieux ! Leur richesse et leur saveur légèrement sucrée sont tout ce dont on a besoin lorsque le temps se rafraichit. Citrouille, butternut, potimarron… le choix est vaste.

Dans l’ensemble, on préfèrera un vin blanc sec et vif, pour trancher avec la texture du plat. Un Muscadet ou un sylvaner alsacien apporteront par exemple une légèreté et un tranchant bienvenus à une soupe de potiron ou un velouté de potimarron. Si la courge est rôtie, ou cuisinée en gratin, on pourra aussi se diriger vers un rouge léger comme un Beaujolais ou un pinot noir du Jura, d’Auvergne ou d’Alsace. En dessert (avez-vous déjà goûté la célèbre pumpkin pie, ou tarte à la citrouille américaine ?), attention de ne pas choisir un vin trop sucré, qui rendrait l’ensemble écœurant. Là encore l’Alsace est à l’honneur, mais pas de vendanges tardives : un pinot gris ou un riesling seront parfaits pour l’occasion.

Carottes, panais, betteraves… Ces racines qui ont tout bon !

Mais aussi salsifis, céleri rave, crosne, raifort… pour ne citer que les plus connus. Mal aimés (parlez du topinambour à ceux qui ont connus la Seconde Guerre Mondiale…) ou oubliés, ces légumes méritent pourtant toute leur place dans les gardes-mangers hivernaux. Des variétés à découvrir ou à redécouvrir, crus ou cuits, en salades, potages, gratins, ou encore rôtis.

La carotte est sans doute l’un des plus connus des légumes racines. Râpée, elle se mariera volontiers avec un vin blanc sec, de Loire par exemple. Cuite, sa sucrosité qui ressort permet de la marier avec un vin rouge léger. Comme avec les courges, un pinot noir ou un gamay est tout indiqué.

Autre incontournable des légumes racines : la pomme de terre ! Comme toujours, la cuisson et le mode de préparation jouent un rôle fondamental. En gratin dauphinois, version végétale bien sûr, on peut jouer la carte régionale avec un blanc frais de Savoie (en appellation Roussette de Savoie ou Chignin-Bergeron par exemple) ou d’Auvergne (Saint-Pourçain, Côtes d’Auvergne,…). Avec une purée simple à l’huile d’olive ou la margarine, le mieux est de rester sur un blanc sec comme un chardonnay, mais en hachis parmentier avec des protéines de soja texturées, vous pouvez déboucher un Bourgogne rouge et même un Bordeaux ! Sautées avec des herbes de Provence et/ou de l’ail, un rouge du Languedoc-Roussillon ou du sud de la Vallée du Rhône sera mis à l’honneur. Sans assaisonnement marqué, ce plat ira davantage avec les blancs de ces mêmes régions, plus puissants que ceux des régions citées jusque-là. Enfin, place aux effervescents pour les chips et le frites ! Les bulles trancheront à merveille le gras de la friture.

Quid de la patate douce ?

Pour contrebalancer la saveur si particulière de la patate douce, un gewurztraminer se mariera parfaitement. On peut aussi choisir un riesling qui tranchera avec la texture farineuse de la patate douce. Avec des frites de patate douce, un vin dominé par le merlot permettra de faire ressortir le côté sucré-salé du plat.

Autre légume légèrement sucré : le panais. Longtemps oublié, il revient en force et est maintenant un incontournable de l’hiver. Pour lui, pas d’hésitation : foncez sur le chardonnay, par exemple un Beaujolais blanc, un Maconnais, ou provenant du sud de la France.

Pas vraiment des légumes racines, mais…

L’ail, l’oignon et l’échalote ne sont pas réellement considérés comme des légumes racines (quoique le débat existe !) mais plutôt comme des bulbes. Il est cependant bon de noter qu’ils s’accordent merveilleusement bien avec un large éventail de vins. Ce sont vos alliés pour réussir vos accords mets-vins, surtout si le reste des ingrédients rend le mariage compliqué.

Et lorsqu’ils constituent l’ingrédient principal ? Avec une soupe à l’oignon, on se tournera à nouveau volontiers vers un chardonnay, en particulier s’il a été vieilli en fût : cela apportera des notes de pains grillés, de beurre et de noisette qui seront parfaites avec ce plat. C’est encore mieux si ce cépage est associé au savagnin, comme c’est parfois le cas dans le Jura, et qui apporte de la vivacité et ses arômes si caractéristiques. Le viognier, le pinot gris et le gewurztraminer sont aussi de bons choix pour faire ressortir le côté caramélisés des oignons. Dans le cas d’une tarte à l’oignon, un blanc sec (un sylvaner alsacien ou un Bourgagne aligoté par exemple) ou un rosé sec sont de très bons choix.

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