Sélectionner une page

Il y a des produits dont la composition nous parait tellement évidente que l’on n’imagine pas ce qui se cache derrière leur fabrication. Le vin en fait partie : aujourd’hui, la très grande majorité des vins ne sont pas végétaliens. Décryptage avec cette petite leçon d’oenologie.

La faute au collage

Quoi, le vin ce n’est pas que du jus de raisin fermenté ? Et bien… ce n’est pas si simple. La production du vin implique une succession d’étapes, au cours desquelles le vigneron peut choisir d’ajouter un certain nombre de produits. Ceux-ci peuvent par exemple servir à fixer la couleur, ou à faciliter la transformation du sucre en alcool.

L’une de ces étapes est le collage, qui a lieu peu avant la mise en bouteille. L’objectif est de piéger les particules en suspension pour qu’elles tombent au fond de la cuve, en ajoutant ce que l’on appelle un adjuvant de collage. On se débarrasse ensuite de ces particules par filtration, ce qui permet d’obtenir un vin limpide et brillant. Si l’on ne filtre et ne colle pas, on a donc plus de risque de se retrouver avec un dépôt au fond de la bouteille, ce que les consommateurs n’apprécient généralement pas trop.

Le problème, c’est que l’adjuvant de collage est souvent d’origine animale. Certains sont plus adaptés au vin blanc, d’autres au vin rouge. Le vigneron peut par exemple utiliser :
– De la gélatine, extraite à partir de la peau et des os de porc
– De la caséine, la principale protéine du lait
– De la colle de poisson
– De l’albumine d’oeuf (le blanc)
Bonne nouvelle, on échappe au sang de boeuf interdit depuis 1997. Mais attention si vous sortez une bouteille de votre année de naissance !

Petite info au passage : ce procédé est également utilisé pour la bière, le cidre, et les jus de fruits. Donc si vous pensiez être tranquille en vous rabattant sur une pinte lors de votre prochain apéro, c’est loupé.

Tout n’est pas perdu !

Mais heureusement, des alternatives existent. Le collage peut par exemple être fait avec des protéines de pois ou de pomme de terre, de l’argile (la bentonite), des extraits d’algues…

Certains vignerons choisissent carrément de se passer du collage et éventuellement du filtrage, car ils considèrent que cela altère la qualité gustative du vin. Leur solution est donc de laisser plus de temps aux particules pour sédimenter naturellement par gravité.

Donc si vous lisez « non collé » sur une étiquette (généralement au dos de la bouteille), bingo ! Le vin est végétalien.

Sinon, il vous faudra rechercher l’information sur le site internet du domaine. La méthode utilisée lors du collage est parfois mentionnée dans la fiche technique du vin en question. Vous pouvez aussi contacter directement le domaine, ou n’acheter que des vins certifiés / clairement identifiés comme vegan par le vendeur.

Vous ne savez pas où trouver du vin végétalien ? Facile ! C’est la spécialité de The Vegan Cellar.

0 commentaires

Donnez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Curieux ? Continuez la lecture !

Share This
0