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Les producteurs de vins naturels ont beaucoup de points communs avec les véganes : le choix de se passer d’un très grand nombre de produits, la défense d’un idéal, et une certaine marginalité. Comme le véganisme, les vins naturels suscitent de plus en plus d’intérêt. Mais le mieux, c’est qu’ils sont tous végétaliens.

Un vin naturel, c’est quoi ?

L’objectif d’un vigneron qui produit des vins naturels, c’est de revenir à la définition première du vin : du jus de raisin fermenté.

Aujourd’hui, il est possible de rajouter une soixantaine de substances lors de la vinification, par exemple pour protéger le vin ou améliorer ces caractéristiques gustatives : niveau d’alcool, d’acidité, de tanins, développement de certains arômes (ah le fameux goût de banane du Beaujolais Nouveau !)… Il existe aussi tout un tas de techniques pour accélérer ou faciliter certaines étapes. Le problème, c’est que plus on en fait, plus il perd en authenticité et devient un produit standardisé : c’est ce qu’on appelle un vin technologique. Ça ne veut pas dire qu’il est mauvais ! Même les plus grands vins utilisent certaines de ces substances ou techniques. Mais on s’éloigne un peu du jus de raisin fermenté.

En bio, la réglementation est un peu plus stricte : sur la soixantaine de produits autorisés, une vingtaine d’entre eux sont interdits. En biodynamie, c’est plus d’une quarantaine. Ces certifications sont aussi plus restrictives concernant les techniques autorisées. Mais pour certains vignerons, ce n’est pas assez.

En plus d’être bio ou biodynamique, le seul intrant que vous pouvez trouver dans un vin naturel est du soufre (à très faible dose). Certains vont même jusqu’à produire des vins S.A.I.N.S, sans aucun intrant ni sulfite. Mais du coup, pas de collage ? Exact. Pas de collage, de filtrage… le vigneron intervient de façon minimum pour mieux laisser la nature s’exprimer.

Et c’est bon ?

Les vins naturels sont des vins très fragiles car le soufre ici peu ou pas présent sert normalement à protéger le vin, empêcher certaines déviances, et faciliter sa conservation. Par exemple mieux vaut éviter de laisser votre carton fraichement acheté dans un coffre de voiture en plein été (c’est d’ailleurs une bonne idée de manière générale), ou d’envoyer une bouteille à votre pote qui vit à l’autre bout du monde. Vous êtes prévenus.

Du coup, les mauvaises surprises à l’ouverture ne sont pas à exclure. Par exemple, si vous avez déjà débouché une bouteille qui sentait l’écurie ou le chou-fleur, il y a des chances pour que ce soit un vin naturel. Mais dans la plupart des cas ce n’est pas irrémédiable : un petit tour en carafe pour l’aérer et c’est reparti !

Et c’est même souvent très bon ! Si vous cherchez des vins authentiques, surprenants et originaux, et qui sont en prime végétaliens (pas de collage on a dit !), alors n’hésitez pas à aller regarder du côté des vins naturels.

Attention toutefois : il n’y a pas de définition légale du vin naturel, et pas de certification. L’association des Vins Naturels (AVN), qui regroupe quelques dizaines de producteurs, a défini un cahier des charges que ses membres sont tenus de respecter. De même pour les adhérents aux vins S.A.I.N.S. Mais finalement n’importe qui peut dire qu’il fait du vin naturel sans qu’il y ait de contrôle. En cas de doute, mieux vaut vérifier si le vin est effectivement végétalien avant de passer à la caisse.

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